Historique de l’élevage

L’arbre genealogique de « TORO GENESE »
03.01 – GALLARDO-Pablo-Romero (a)
03.02 – GALLARDO-Pablo-Romero (b)

 

HISTOIREDE L’ELEVAGE XVIllè siècle : Les religieux du Couvent de San Jacinto de Seville s’adonnent à l’élevage du toro de combat.  Le bétail installé au Sud de l’Espagne est d’origine navaraise.En 1762, le bétail est vendu au prêtre de Rota (Cadix) Marelino Bernaldo de Quiros y Gallé qui le gardera jusqu’en 1792.1792 les frères Gallardo du Puerto de Santa Maria rachètent le bétail et croise des vaches andalouses avec des étalons navarrais.1840 José Luis Alvareda et D. Pedro Echevenigaray perpétue la race. 1842 à 1871, le cheptel appartiendra à cinq propriétaires.  Sanchez Bace, Martinez Azillaga, Larraz, Le Duc de San Lorenzo et Bermudez Reina.Ce dernier possède déjà 500 bêtes appartenant à José Maria Benjumeaavant d’acquérir en 1871 le lot du Duc de San Lorenzo.La caste semi navarraise s’associe à une pure race andalouse.1874 Bermudez Reina vend son élevage au Sevillan Rafael Laffite y Castro.Ce dernier était propriétaire depuis 1870 des toros cordouans de José Barbéro provenant des croisements Jijon appartenant à Alvaro Muñoz et d’étalons Cabrera d’origine Miura.

L’avènement des Pablo Romero :

Don Rafael Lafitte croise donc les anciens Gallardo avec des Jijon.  Il les fit courir la première fois aux arènes de Madrid le 11 juillet 1875.

Début 1885, le troupeau est acheté par Don Carlos Conradi Galin qui dès le mois d’octobre, le divise en 2 parts.  La 1 ère est acquise par Francisco Gallardo y Castro et la 2ème par Don Felipe de Pablo Romero, citoyen de Soria, qui installe l’élevage entre Sanlùcar la Mayor et Puebla del Rio. 9 avril 1888, première présentation des Pablorromeros à Madrid.

Les Pablorromeros de l’époque par leur morphologie, la clarté de leur pelage, mais surtout leur exceptionnelle bravoure vont, pendant un siècle, écrire l’une des pages les plus riches de l’histoire taurine.

1906 Felipe de Pablo Romero meurt et, son fils Felipe Pablo Romero y Llorente, hérite.

1943 Felipe disparaît et laisse l’élevage à ses deux héritiers

Don Felipe et Don José Luis de Pablo Romero y Artaloitia.

1944 Felipe décède et José Luis se retrouve seul avec 10 enfants et les héritiers de Felipe.

1955 : Création de la Société Anonyme « Pablo Romero Sociedad Anonima »’.

1975 : Don José Luis Pablo Romero Artaloitia meurt et son fils Felipe reprend le flambeau.

4 Juillet 1979 – Felipe succombe à une intervention chirurgicale.

José Luis Pablo Romero y Camara se charge de la gestion de la S. A. avec son frère Jaime Pablo Romero y Camara.

1986 : Tous les frères et soeurs Pablo Romero décident de vendre la S. A. à un groupe industriel sévillan à qui, le jour même, Don Jaime rachète l’élevage et la Finca «Partido de Resina».

 

HOMMES DE CONVICTION La formidable histoire de l’encaste des Pablo Romero, et le patrimoine à caractère unique dont la tauromachie actuelle a hérité n’est pas le Fruit du hasard.C’est le résultat du travail, de la passion et de la pureté des hommes grâce auxquels ce nom, « Pablo Romero », est entré à tout jamais dans la légende.  L’amour du toro bravo, conjugué à une grande droiture et au vrai respect de la Tauromachie s’est transmis de génération en génération au Fil des décennies.

 

ETRE ELEVEUR Si l’encaste préside à la valeur d’un élevage, c’est bien l’éleveur qui préside aux destinées de son bétail.  Les grands éleveurs, hommes de passion avant tout, ont souvent hérité de la gestion du patrimoine génétique de leur fer.  C’est le cas chez Pablo Romero où Don Jaime représente la quatrième génération, avec à ses côtés, et au même niveau de descendance, Manolo Muñoz, quatrième mayoral du nom chez Pablo Romero!Eleveur et mayoral sont un peu les alchimistes » de l’élevage, les garants de toute une Philosophie, d’une âme qui ne s’éteindra pas, d’un nom qui ne doit pas faillir, d’un fer aux Fondations claires et pures : l’AMOUR et le RESPECT du Toro Bravo..

 

LES GRANDS MOMENTS Qui aurait pu dire à Gondolero ce Fameux taureau de l’après-midi triomphale de Juan Belmonte à Madrid en 1919, ou à Chato et à Cuchillero en 1888 qu’ils participeraient eux aussi à l’histoire profonde et pas seulement aux événements historiques qui vont et viennent comme des vents légers et anecdotiques ?Qui aurait pu leur dire qu’ils allaient «vivre» pour voir et assister à quelque chose d’aussi intime que la rencontre de Miro et Picasso à Paris, à la même epoque que le fameux Gondolera.Savaient-ils que l’assassinat de Rosa Luxembourg allait changer tant de choses qui par la suite seraient réduites à néant ? savaient-ils que El sombrero de tres picos allait rester exactement comme eux lié à l’âme collective de l’Espagne ?Un siècle plus tard, déjà un siècle, ce sont toujours les mêmes yeux, les mêmes comportements de ces fameux pablorromeros qui ont vu la renaissance de la démocratie en Espagne, ont assisté au phénomène d’urbanisation de la société et de la Fête des taureaux et à l’abandon des structures rurales.Ils sont passés directement à l’ère d’Internet, toujours insensibles au découragement avec la « même fierté dans les cornes » comme l’écrivait Miguel Hernandez dans « Perito en Lunas ».  A cette époque le taureau Rizador au souvenir impérissable à Madrid n’était alors qu’un jeune taureau, joueur et fier sous le soleil implacable andalou, au milieu des mêmes pâturages.Quand Paul Valéry publiait le « Cimetière marin », un beau toro bravo mourait lui aussi dans le parfum marin à Màlaga.  Ces arènes sont très liées à l’histoire de l’élevage avec 92 corridas alors que n’existait pas la Costa Del Sol. Eux, les Beato, les Gallinito avaient déjà une mémoire génétiquement célèbre. Ils savaient déjà que l’esclavage avait été aboli.On ne peut oublier Potrico, ce toro càrdeno qui revint de Barcelone dans ses terres andalouses grâcié pour son exceptionnelle bravoure. Sur le chemin, il a croisé ses compatriotes s’exilant pour survivre, en quête de travail et de dignité dans le textile ou la construction. C. J. Cela, romancier maigre et bourru, racontait de son côté ces temps difficiles dans ‘La Colmena’ à Madrid, pendant que Rizador chargeait et revenait inlassablement à la charge.Jamais on ne pourra oublier ces 98 années de taureaux à Valencia ou ces 67 à San Sebastién ou ces 84 à Bilbao, combattus pas des hommes aux noms si transcendants, si célèbrestels que Joselito, Juan Belmonte, Ignacio, Sanchez Mejias, frisson immortalisé par Federico Garcia Lorca, Cagancho, Domingo Ortega, Antonio Bienvenida un sourire devant l’histoire, ou Ordoñez ledernier torero d’époque, Antoñete maestro de vies passionnées et de toreo profond, Curro Romero, Rafael Ortega avec toute leur pureté, Paquirri, Paco Camino et avant eux Pepe Luis … et tous les autres qui ont . scellé leur histoire à celle de la ganaderia Pablo Romero, comme I’orage réunit tous les grains d’une terre sabloneuse.Aujourd’hui dans le Partido de Resina ils représentent le patrimoine génétiquement pur et incontestable de histoire.  Eux, les pablorromeros, quand ils nous regardent de leur piedestal, ils transmettent quelque chose de sublime, riche, triste, joyeux, tendre, effrayant, unique, magique, noir, brillant, douloureux, poétique, passionné et tranquille.

Ils racontent leur histoire, notre histoire, le passé et le futur, leur avenir, et certainement le nôtre.

 

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