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SEMAINE TAUROMACHIQUE à Lunel

Chers amis bonsoir,

Vous trouverez ci dessous extrait du Midi Libre (Lunel) du 30 Octobre.
Peut-être trouverez-vous le temps de venir jusqu’à LUNEL pour soutenir notre passion comme cela a été le cas à RODILHAN.
L’union fait la force……….

Fresque sur la corrida dans une école de Nîmes

FresqueMadame/Monsieur,
Qu’en est-il du courage de nos dirigeants, au service du bien public ?
Est-ce en se déconsidérant ainsi qu’ils redoreront un blason déjà bien mal en point?
Quelle tristesse !
De démission en démission, jusqu’où irons-nous ?
Pourquoi cette complaisance ridicule envers les talibans anti-corrida ?
A Nîmes, première ville taurine de France, qui plus est !
Les enseignants de cette école n’ont eu d’autre choix que de plier bon gré mal gré devant leur hiérarchie…
Quel scandale, en effet, que ces 2 images honteuses faites par des enfants, ne trouvez-vous pas ?!..

Ces parents d’élèves expriment très bien la chose…
 » La Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale du Gard a demandé au chef d’‛établissement de cette école de faire disparaître « en toute discrétion » toro et torero de cette fresque. Les protestations des enseignants, dont certains ont participé, à l’époque, à la réalisation de ces peintures avec leurs élèves de CP, n’y ont rien fait. Il s’agit selon la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale du Gard de ne pas alimenter la polémique et de se faire discret. C’est un peu comme si l’‛état français avait censuré Charlie Hebdo au moment de la publication des caricatures du prophète afin de ne pas faire vagues. Le toro et le torero ont donc disparu de cette fresque. Il est significatif d’observer, à quel point ce « maquillage » a soulevé l’indignation de la majorité des parents d’élèves de cette école, toutes tendances confondues (aficionados, indifférents et opposants à la corrida). Une! telle majorité ne peut être recueillie que sur la base d’une idée dépassant le clivage pro et anti taurins. De même, les manifestations qui se sont déroulées en France le 11 janvier 2015 ont été massives et ont largement dépassé le cadre des sympathisants de Charlie Hebdo. Ce « maquillage » soulève une indignation unanime car il représente en fait une atteinte à la culture en général. De plus, nier l’‛existence de la culture taurine dans les régions de tradition ininterrompue, c’est nier un fait historique. En cela, c’est assimilable à du négationnisme (terme inventé pour qualifier la négation de la Shoa, et qui par extension est utilisé dans les situations de dénis manifestes de faits historiques avérés et indiscutables). Dépassant encore le clivage pro et anti corrida, il y a aussi lieu de s’inquiéter sur la capacité d’intrusion de certains mouvements au sein de l’‛école de la République. Aujourd’hui, il s’‛agit de ! la modification d’une fresque au nom d’une uniformisation ! des pratiques. Demain, il s’agira de modifier le contenu de programmes scolaires pour des motifs politiques et/ou religieux. Cet acte de vandalisme commis sous la pression d’une minorité visiblement influente, ne peut rester sans réponse. Aficionado ou pas, n’importe quel citoyen du monde ne peut demeurer passif dès lors qu’‛il s’agit d’étouffer une expression culturelle quelle qu’elle soit. Aujourd’hui, c’‛est une fresque dans une école. Demain, ce sera les dessins de Picasso et plus tard les peintures rupestres de Lascaux.  »
Je ne puis guère vous exprimer confiance et considération, hélas !
Jacques Teissier, Nîmes

Copie à : Valérie Rouverand, Adjointe au Maire déléguée à l’Enseignement scolaire
et à : Frédéric Pastor, Adjoint au Maire délégué à la Tauromachie

L’ABBÉ DES TOREROS

« livre-catalogue » de l’exposition Picasso sous le soleil de Françoise

À LA VIE, À LA MORT

Annie Maïllis, Picasso sous le soleil de Françoise : l’artiste, la femme, le toro ; Images En Manœuvres Éditions, Marseille 2012 ; 184 p. – 35 € –

 

Ce « livre-catalogue » de l’exposition Picasso sous le soleil de Françoise, Nîmes et les toros, présentée du 24 mai au 7 octobre 2012 au Musée des cultures taurines de Nîmes, se lit avec délices.

Annie Maïllis, spécialiste en la matière, nous propose une « étude réservée à la mutation du traitement de la corrida [dans l’œuvre de Picasso] » (p. 149). Mais nul besoin d’aimer la corrida, ni même de la connaître, pour entrer dans cet éclairage des tauromachies du maître, documenté, minutieux et profond, toujours suggestif, jamais pédant. Picasso ne re-présente pas la tauromachie. C’est au contraire la tauromachie qui l’habite, qui entre en écho avec ce qui bouillonne en lui. Elle devient en quelque sorte le motif poétique par lequel il s’exprime. Et comme tout créateur de génie, c’est le mystère de l’Homme qu’il ex-pose à travers ses propres émotions taurines : l’Homme confronté à la vie, à la violence et à l’amour, sur arrière-fond de mort inéluctable. Nombre de préhistoriens ne pensent-ils pas que l’Homme aurait inventé l’art parce qu’il avait conscience qu’il allait mourir ?

Frappé depuis son plus jeune âge par l’affrontement brutal du picador et du toro, Picasso-« toro » en fait ensuite l’image de ses amours tumultueuses : Olga, Marie-Thérèse, Dora Maar… Avec le bonheur paisible trouvé auprès de Françoise Gilot, le sujet, plus léger, des banderilles apparaît, tandis que l’image de la femme s’efface des tauromachies.

Mais l’analyse d’Annie Maïllis va beaucoup plus loin, et je la trouve très convaincante. Non seulement la corrida devient le véhicule des émotions du peintre-graveur-potier-sculpteur -on connaît le génie protéiforme de Picasso-, mais elle rejoint et inspire sa manière même de peindre, de graver, de travailler la terre, de sculpter : la peinture-corrida comme art du geste sans repentir, de la fragilité, de l’éphémère… la peinture-corrida comme art de la vie affirmée face à la mort…

Évidemment, le livre fait la part belle au « soleil de Françoise » [Gilot], dont Annie Maïllis est proche et grâce à laquelle elle décrypte l’œuvre au plus près de la réalité, nous donnant accès à l’homme Picasso avec ses complexités et sa quête cachée, en même temps qu’à l’œuvre.

Vaut-il mieux voir l’exposition ou lire le livre en premier ? Les deux approches ont leur légitimité. Mais il faut certainement avoir lu le livre pour profiter pleinement des œuvres, au-delà de l’émotion première.

Qui aime se confronter à la création artistique moderne, souvent énigmatique, aura grand plaisir à « lire » les tauromachies de Picasso en compagnie d’Annie Maïllis, d’autant plus que l’iconographie est aussi riche que pertinente. L’aficionado pourra, en outre, s’y ouvrir aux profondeurs de la passion qu’il ressent mais qu’il a tant de mal à exprimer. Le détracteur, de son côté, pourra s’y ouvrir à la puissance symbolique de ce spectacle qui lui semble honteuse « boucherie ». Personne ne pourra faire l’économie de se trouver plongé dans le mystère de l’Homme et renvoyé à sa propre existence.

C’est le propre des créations de génie. Merci à Annie Maïllis de nous y introduire.

Jacques Teissier

APPEL AU RASSEMBLEMENT DE L’AFICION

COMMUNIQUÉ
À NÎMES, dimanche 18 Septembre 2011, pendant la corrida, des groupuscules anti-taurins ont
une fois de plus provoqué des troubles de l’ordre public. Ils ont profané la statue de NIMEÑO II et
brutalisé la compagne de son frère !
Indignés par ces faits odieux, les cosignataires du présent document, appellent tous les
aficionados, toutes les entités taurines françaises et, plus généralement, tous ceux qui sont
attachés à leurs libertés démocratiques, à leurs cultures locales, à leurs traditions, à se réunir en
masse :
Vendredi 21 octobre, à Nîmes, à 19 h 30,
devant la statue de Nimeño II
Nous y serons dignes, recueillis, fervents, réunis dans un hommage silencieux et
unanime à la mémoire du grand Torero qui fut homme d’honneur, de courage et de probité.
Cercle Taurin de Réflexion pour la Défense de la Tauromachie, Fédération des Sociétés Taurines de France,
Coordination des clubs Taurins de Nîmes et du Gard, Amis du Musée des Cultures Taurines, Amis de la
Bouvine, Union des Clubs Taurins Paul Ricard, Observatoire National des Cultures Taurines, Centre de
Tauromachie de Nîmes, Centre Français de Tauromachie, Union de l’Aficion du Grand Sud,
et toutes les entités, associations ou personnalités qui viendront les rejoindre.
Plus de détails sur l’organisation du rassemblement seront communiqués ultérieurement.
webmaster@torofstf.com
coordination.printemps@gmail.com
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